mouvement des jeunes communistes de loire atlantique
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ACTUALITE

le 07/06/2010

Illusions de la méritocratie

En France, Nicolas Sarkozy et son gouvernement essayent de nous faire croire que le système éducatif nous permet l’« égalité des chances » et que seul le « mérite » permet à chacun de pouvoir atteindre un travail ou connaître une promotion. Ils nous font l’apologie de la méritocratie car elle est sensée être basée uniquement sur les talents personnels et sur le travail, et s'opérer en dehors de toute considération d'origine sociale (milieu social, sexe, origine ethnique, etc…). Elle doit réparer « l’ascenseur social » qui est tombé en panne.

Or, on constate que les enfants de parents aisés ont un accès plus facile à l’emploi et arrivent à trouver beaucoup plus facilement des postes haut placés. Si nous sommes réellement dans une méritocratie, cela veut alors dire qu’il existe une supériorité innée de la classe bourgeoise, comme il existait une supposée supériorité de la noblesse avant la révolution française.

La réalité est autre : la classe dominante s’arrange toujours pour que sa descendance soit plus avantagée que la classe sociale inférieure, notamment en nous imposant un système éducatif inégalitaire, en refusant d’accepter l’accès à l’art et à la culture pour tous, en privatisant toutes formes de services… L'égalité des chances est devenue un alibi pour l'accroissement des inégalités sociales et fait porter sur le seul individu la responsabilité de son sort. Ce phénomène est donc responsable de l’individualisme dans notre société et crée de la concurrence au sein même de la classe prolétarienne.

En analysant cela, on comprend pourquoi il est difficile aujourd’hui pour les Français de se reconnaître dans une classe et ainsi d’adhérer aux idées du Mouvement des Jeunes Communistes de France.

Pierre, apprenti

le 25/05/2010

Discour de la JC44 à la fête des Nouvelles de Loire-Atlantique

Bonsoir,

La fête des nouvelles, ce sont des concert, mais c'est aussi une fête politique. Et pour nous, jeunes communistes, la politique ce n'est pas faire diversion avec quelques sujets mis sur le devant de la scène médiatique pour faire passer les problèmes de fond en arrière plan.

Quand on parle pendants des semaines du problème de la burqa, on a plus le temps d'aller au fond d'autres problématiques plus importantes, notamment les retraites. Aujourd'hui, le débat se concentre sur l'allongement de la durée de cotisation sans réfléchir à la stupidité que cela serais, quand on connait les difficultés des plus de 45 ans à retrouver du travail et quand à l'autre bout de la chaine les jeunes on aussi du mal à en trouver. Sans compter que lorsqu'un jeune trouve du travail, c'est rarement un CDI qui l'aiderait à sortir de la précarité et à avoir ce qui devrait être une vie normale. Pour mieux faire passer la pilule, la droite propose de faire contribuer les capitaux, mais nous ne sommes pas dupes, cela n'est qu'un outil qu'ils ont trouvés pour nous faire croire qu'ils ont essayés d'aboutir à un consensus, rapidement suivront les lois permettant l'éxonération de toutes les charges portants sur ces capitaux.

Nous Jeunes communistes nous battrons toujours contre les inégalités, contre les murs qui sont placés en travers de notre chemin.

Le thème de la fête, faire tomber les murs, entre d'ailleurs en résonnance avec la campagnes que nous avons lancé chez les JC, en avril, pour la libération des prisonniers politiques que sont le franco-palestinien Salah Hamouri et le député palestinien Marouane Bargouthi.

Salah Hamouri, étudiant, est accusé, depuis 2005, par un tribunal militaire israélien d’avoir eu l’intention de tuer le rabin Yossef Ovadia. Bien que l'habitation de Salah Hamouri ait été fouillée au peigne fin par les services spéciaux israéliens, aucune preuve concrète n’a pu être présentée. Salah a dû plaider coupable pour ne pas être condamné à une peine supérieure à 7 ans.

Les atteintes aux droits des palestiniens sont quotidiennes. Comme le disait Salah dans une lettre adressée, en avril, au congrès des Jeunes communistes : « les droits des prisonniers politiques et notamment le droit de visite ne sont pas respectés ». Marouane Bargouthi a lui été élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, il y a défendu la nécessité d’une paix avec Israël. Lors de la seconde intifada il est accusé et condamné par Israël pour avoir lancé des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes. Lui dit soutenir les attaques armées contre l’occupation israélienne, mais rejeter les attaques contre des civils sur le territoire d’Israël. Il explique : « Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifi ste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre oppressé défend : le droit de m’aider en l’absence de toute aide venant d’ailleurs ».

Le soutien de la JC de Loire-Atlantique passe par la diffusion de leurs situation, par l'envois des bénefices de la notre stand de la fête à leurs comités de soutien et à l'envois d'une lettre aux municipalités de loire-atlantique pour qu'elles les élèves au rang de citoyens d'honneur. Salah nous disais aussi dans sa lettre que : notre combat est important pour le peuple palestinien qui a besoin de « gestes forts qui lui montre qu’il n’est pas seul dans son difficile combat ».

Bonne fête et bonne soirée

le 18/05/2010

LE CAPITALISME N'A PAS D'AVENIR, NOUS SI ! CONGRES 2010 DU MJCF.

Du 15 au 18 avril 2010 s'est tenu à Gennevilliers le congrès du mouvement jeunes communistes de France. 500 délégués se sont réunis durant 4 jours pour travailler et échanger autour d'un véritable projet alternatif pour les jeunes, premières victimes des ravages du capitalisme. Les congressistes ont pu fêter le 90eme anniversaire de notre organisation, 90 années d'existence et de lutte pour la paix et la liberté avec la volonté d'être toujours plus offensive et résolument proche des préoccupations de la jeunesse.

En effet, les débats et les discussions ont permis a tous ceux présents de porter leur réflexion sur les principaux enjeux et problématiques qui traversent à l'heure actuelle notre société . « Depuis 2006, deux faits majeurs sont intervenus qui ont immanquablement structurer nos débats : l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 et avec lui l’avènement d’une droite plus antisociale et sécuritaire que jamais et l’explosion de la crise du capitalisme. » comme le signale Pierric Annoot, secrétaire général. Ces deux événements majeurs ont donc bien entendu guidé le travail des jeunes communistes, avec notamment une réflexion riche et poussée autour de trois textes principaux : « Dans quel monde vivons nous? », « Qu'elle société voulons-nous? » et « Qu'elle organisation voulons-nous » transversaux aux principaux défis que se doit de relever le MJCF.

Ce congrès a également été l'occasion de rencontres et d'interventions de personnalités venus des quatre coins du globe et de divers horizons, avec notamment la participation de représentants d'organisations de jeunesses progressistes tels que ceux de Grèce, Colombie ou du Sénégal, mais aussi ceux d'organisations lycéennes ou de jeunes travailleurs.

Par ailleurs, ce moment unique en son genre ou des communistes de toute la France se retrouvent dans un esprit de convivialité et de travail a connu son point d'orgue avec la soirée de soutien au peuple palestinien. Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, nous a ainsi fait le plaisir d'être parmi nous. Son intervention a bouleversé tout le congrès et nous a renforcé dans nos convictions et notre lutte aux côtés de ce peuple. Face à tant d'injustices et de cruauté notre devoir est donc sans relâche, de combattre, expliquer et dénoncer pour qu' enfin en Palestine ainsi que partout ailleurs dans le monde le droit des peuples et des opprimés soit entendu et respecté.

C'est donc fatigués mais plus que jamais motivés et combatifs que les jeunes communistes ont clôturé ce congrès avec ce mot d'ordre ô combien d'actualité, le capitalisme n'a pas d'avenir, nous si !

Robin

le 09/05/2010

On ne bat pas en retraite !

La retraite nous concerne tous un jour ou l’autre, et même si nous, les jeunes communistes, nous menons tout d’abord une lutte pour un enseignement et une formation de qualité, il s’agit aussi de se projeter un peu plus loin dans l’avenir et de se battre contre les mesures que nous impose le gouvernement, notamment celles qui remet en cause ce droit qu’est la retraite.

En effet, l’Etat voudrait que la retraite ne soit pas prise avant 70 ans. Sarkozy et son gouvernement prétendent pouvoir rembourser leurs dettes d’ici 2020 et donc, assurer aux français une retraite sûre, notamment par l'allongement de la durée d'activité et de la durée d'assurance. Ils nous font partager leur utopie sur la possibilité d’assurer le financement de celles-ci en nous imposant de travailler plus longtemps ! Or, comme le revendique le PCF à ce sujet, « la retraite doit être une libération ».

En effet, personne ne peut prévoir quelles seront les conditions de travail des salariés d’ici là, car même si l’Etat promet de favoriser les plus modestes, nous savons tous ce que deviennent leurs promesses. En définitive, ce combat est une des motivations pour lesquelles nous nous sommes regroupés le premier mai, jour de la fête du travail et pour laquelle nous devons nous battre chaque jour, dans l’espoir d’obtenir une fin de vie meilleure !

Pauline

le 13/04/2010

Une économie libérale mais pas libérée

Mise en avant dans l’actualité internationale suite aux attentats dans le métro moscovite, la Russie voit le climat social se détérioré de nouveau.

Acculé par la crise financière et une récession estimée à prés de 7,5%, l’économie russe reste dépendante des cours des matières premières. Désormais obligée de puiser dans les recettes des exportations de pétrole pour relancer la consommation intérieure, le ministre des finances, Alexeï Koudrine a annoncé que le Fonds de réserve serait presque vide d’ici la fin de l’année. Un déclin économique accentué par la corruption qui selon l’organisation Transparency International coûte environ 200 milliards d’euros au budget annuel russe. Bien que l’actuel président libéral, Dmitri Medvedev, fait de la lutte contre la corruption sa priorité, il se retrouve dorénavant confronté aux attentes sociales d’un peuple majoritairement victime de l’adaptation à l’économie de marché. Ainsi la crise a rendu statique une croissance accélérée actuellement submergée par l’inflation des prix qui ne peut être contenue avec une faible augmentation des salaires. La modernisation de l’économie entreprise par Medvedev n’empêche pas la chute du constructeur automobile Avtovaz et la détérioration des infrastructures du pays. Les récentes élections régionales russes révèlent la baisse de suffrages pour le parti de la majorité présidentielle, Russie Unie. En parallèle le scrutin démontre une progression du parti communiste, principal représentant de l’opposition. De plus les conditions économiques et sociales du pays impliquent d’importants changements politiques pour réajuster la répartition des richesses et relancer la productivité d’un pays où milliardaires et millions de pauvres se côtoient.

Benoît

le 15/02/2010

La navale en danger

Jeudi dernier l'annonce tombe comme un couperet aux chantiers navals de Saint-Nazaire, 472000 heures de chômage partiel en mars, avril et mai. Cela signifie en clair que la moitié des salariés sera inoccupé dans trois mois. Par ailleurs aucune commande ferme de paquebot se profile à l'horizon et les ateliers ferment les uns après les autres. Ce sont au moins 6000 emplois menacés sur le bassin nazairien si la situation perdure.

Cependant soyons clair, nous le savons tous, les chantiers ont un avenir. Ces bassins ont vu naître les plus grands et les plus magnifiques navires de notre temps, Normandie, France, Queen Mary 2 ... Le chantier de st nazaire est l'un des plus gros d' europe avec des atouts solides et les ouvriers qui y travaillent dotés d'un savoir faire irremplaçable sont sa plus grande richesse.

Alors oui les communistes le savent et le disent haut et fort, il est temps d'agir! Désormais les pouvoirs publics doivent se mobiliser (l'état détient 30% des chantiers) pour développer l'activité sur le site. M. Sarkozy qui a promis à de nombreuses reprises de défendre l'industrie française pourrait déjà commencer par peser de tout son poids dans les discussions avec MSC, l'armateur italien, notamment via la mobilisation des banques pour entériner le projet de construction de deux paquebots.

Enfin, au delà des mesures d'urgences, il s'agit de repenser totalement la stratégie industrielle à st nazaire et en france pour rompre et dépasser la vision court termiste des grands groupes et de leurs actionnaires, pour développer avec la participation des salariés l'emploi dans notre région.

Robin SALECROIX

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