mouvement des jeunes communistes de loire atlantique
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ACTUALITE

le 24/01/2010

Contrastes

Haïti a été frappé par un terrible séisme le 12 janvier. Il s'agit de l'un des pays les plus pauvres de la planète, dont les infrastructures ne sont pas construites selon des normes anti-sismiques.

Aussi la capitale Port-au-Prince et plusieurs villes alentour ont-elles été en grande partie détruites. On estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de victimes. Dans une lettre destinée à un officiel haïtien, Marie-George Buffet a justement souligné : « Il s’agit d’une catastrophe majeure qui nous rappelle que dans ce monde, ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus vulnérables. »

Un élan de solidarité s'est alors manifesté dans le monde, et des millions de dollars d'aides ont été promis par les organismes internationaux, les gouvernements et les particuliers. Seulement voilà. Il y a quelque chose d'indécent dans ce monde. L'aide d'urgence de l'Union Européenne au lendemain du séisme s'est élevée à un tout petit 3 millions d'euros. Dix traders stars de la banque d'affaires Goldman Sachs recevront pour 2010 un bonus de plus de 10 millions d'euros. Les États-Unis ont avancé une aide de 100 millions de dollars. En 2006, un sénateur étasunien a estimé le coût de la guerre d'Irak à 246 millions de dollars par jour. Chaque gouvernement s'efforce de rapatrier ses expatriés tandis que personne ne semble songer à faire soigner les Haïtiens blessés dans d'autres pays. Les médias se démènent pour déterminer le nombre de victimes de leur pays, les victimes haïtiennes semblant de moindre d'importance. C'est vrai ça, après tout, pourquoi s'embêter pour des Noirs sous-développés? Et puis en plus, avec la reconstruction, on pourra trouver des débouchés pour nos entreprises de BTP!

Coline

le 03/12/2009

Manifestation du 24 Novembre : « l’éducation qui coûtait trop cher »

Le ministre de l’éducation nationale, Luc Châtel, a annoncé 13 500 postes de moins pour 2009 et encore 16 000 suppressions de plus pour 2010. En tout c’est 80 000 suppressions de postes prévues d'ici 2012…

La manifestation qui a lieu mardi matin à Nantes s’est déroulée à l'appel de la FSU, SUD-Education et le SDEN-CGT, pour protester contre la dégradation des conditions d'enseignement due à la baisse des moyens alloués à l'éducation. C'est l’ignorance de l'Etat dans les services publics voire la privatisation de certains qui est dénoncée. Ainsi, les postiers sont également concernés.

Les lycéens étaient appelés nationalement à manifester par le Front de Lutte pour l'Education. A Nantes, l'inter lycéenne, représentants de lycées de l'agglomération, a relayé cet appel pour engager la lutte contre des mesures gouvernementales que nous n’oublions pas. Il s'agit des suppressions de postes, qui s'accumulent chaque année, de la suppression de carte scolaire qui n'a en rien amélioré la mixité sociale et de la réforme du lycée dont l’unique but est de faire des économies ! Ces lycéens, qui se sont passé l’information entre autre grâce au net, sont révoltés par les reformes proposés par le gouvernement et c’est pour cette raison qu’ils sont et seront de plus en plus présents dans la rue. En effet, Luc Chatel a osé déclarer qu’il voulait supprimer l’histoire géographie du programme de terminale pour en faire une option. Une grosse remise en cause de cette matière qu’ils veulent déplumer alors qu’elle est censée apporter des éléments de compréhension rationnels aux jeunes citoyens.

L’an passé Sarkozy a dit qu'il n’écoutait pas les manifestants, faut-il donc crier plus fort ?

Pauline

le 21/11/2009

Opiums et réalité

Après la grippe A, les commémorations de la chute du mur de Berlin deviennent le nouvel «opium» utilisé par les médias pour cacher la réalité d’une crise économique déclenchée par le système qu'ils ont si longtemps loué, le capitalisme.

Cependant, le mur illégal au vu du droit international que construit Israël pour isoler la Cisjordanie, visant à rendre impossible la création d'un Etat palestinien viable, et a fortiori annexer définitivement des colonies de peuplement tout aussi illégales, n'est pas condamné par des médias du reste si catégoriques dans la dénonciation des effets du mur de Berlin pour les populations de l'ex-RDA.

Les initiatives pacifiques se multiplient pour revendiquer le droit légitime des Palestiniens à un Etat et la destruction du mur, toutes ignorées par les médias, lesquels se cantonnent à évoquer les tirs de roquettes du Hamas. Ainsi, le 9 novembre à Bil'in au nord de Jérusalem, des dizaines de manifestants ont détruit une partie du mur bâti sur des terres palestiniennes. Ils appellent aussi à “un soulèvement populaire de masse dont tout le peuple palestinien, les organisations et les factions politiques seront partie intégrante», selon un communiqué disponible sur info-palestine.net. Benyamin Nétanyahu, Premier ministre israélien, intensifie la colonisation en Cisjordanie, poursuit le siège de Gaza et «nettoie» Jérusalem de ses habitants palestiniens. Pourtant, Nicolas Sarkozy reçoit Nétanyahu le 11 novembre, ce qui constitue une «faute politique au regard de ses obligations, morales et politiques», selon l'association France-Palestine Solidarité.

Les communistes, contre l'impérialisme israélien, appellent à une paix juste et durable au Proche-Orient.

Coline

le 08/11/2009

emploi, formation, quelles solutions nous sont offertes ?

Ce système capitaliste nous atteint tous dès notre plus jeune âge. Dans un contexte de mondialisation où aujourd’hui l’enrichissement est basé d’avantage sur la spéculation que sur le travail et où il est facile, malgré les bénéfices que dégagent certaines entreprises, de licencier massivement, ou de délocaliser.

Comment devrions nous réagir ? Est-ce que il y vraiment une volonté de donner du travail à tous le monde, ou bien les orientations éducatives aujourd’hui ne sont elles pas en adéquations avec la réalité du travail ? Quand on sait qu’il y a aujourd’hui plus de 600 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail, et qui pour la plupart vont se retrouver sans emplois. De plus nous faisons face à une dévalorisation des diplômes !

En sachant que plus de 62% des jeunes diplômés en 2008 n’ont toujours pas trouvé de travail au bout d’un an. Aujourd’hui un jeune sorti de ses études subit un sas de précarité qui dure en moyenne 11 ans avant de trouver un emploi stable. C’est inadmissible ! Sarkozy, suites aux annonces sur les réformes des lycées critique le système d’orientation, or 50 000 postes de conseillers d’orientation ont été supprimés avec son consentement. Nous constatons à présent un manque d’information sur les différentes formations possible. De nombreux jeunes ne savent pas qu’elle formation prendre, par un véritable et pur manque d’information. Les classes d’élites sont elles des objectifs à atteindre pour Sarkozy ?

Ce dernier a par ailleurs annoncé le "développement de l'accompagnement personnalisé pour tous les élèves" comme cela a déjà été mis en place en primaire et au collège, à raison de deux heures par semaine. Il existe déjâ une mise en place au collège d’heures d’AI (aide individualisée pour des effectifs de 1 à 8) pour les maths et le français, à raison d'une heure hebdomadaire pour chaque matière depuis une dizaine d'années environ. Certains élèves ont une journée de 9h de cours. Pourquoi pas travailler le dimanche… Voudrait on nous faire croire que les réformes répétitives de l’éducation seraient salutaires pour la bourse de l’emploi ?

Marine

le 12/10/2009

Cuba- 1959-2009

150 Jeunes communistes français rejoignent leurs camarades cubains pour fêter 50 ans de Révolution, de paix et de progrès.

Par Robin, jeune travailleur de Loire-Atlantique qui participait à la délégation des jeunes communistes

« Le présent est fait de lutte; l'avenir nous appartient » Le Che

 2009, cette année des 50 ans de la révolution révèle la force de l’expérience cubaine qui a su traverser les années. Chaque rencontre durant notre séjour nous a ainsi dévoilé la force du processus enclenché depuis ce demi-siècle. En effet, nos débats avec les jeunes communistes cubains, des élus ou des représentants du parti communiste nous ont fait découvrir les extraordinaires avancées permises par la Révolution et son rôle d’émancipation du peuple de toutes les formes de domination. Mais la longévité du système cubain actuel n’aurait été qu’une chimère si celui-ci n’avait su s’adapter, accepter les critiques et tout simplement évoluer. C’est tout le sens de l’actuel chantier lancé par le gouvernement et les différentes organisations de masse, celui de « la bataille des idées.». Celle-ci vise à présenter, expliquer et débattre des différents progrès portés par la révolution de 1959. Ainsi le dialogue qui naît de cette initiative permet au peuple de développer une véritable citoyenneté et de conjuguer la lutte au présent pour développer une société nouvelle.

" ......je veux que la première loi de notre République soit le culte des cubains pour la pleine dignité de l'homme" José Marti

  Nous l’avons vu tous les jours lors de notre voyage de solidarité, les cubains sont viscéralement humanistes et attachés à l’émancipation de chacun. Grâce à la révolution cette ambition a pu s’affirmer comme la priorité et se construire au fil des années, pour s’appliquer entièrement. L’instrument de cette libération de l’Humain est bien entendu l’éducation. L’ensemble de la société est engagée dans cette lutte, nos ateliers nous ont ainsi présentés les différentes organisations (Pionniers Jose Marti, Fédération des étudiants etc.) qui œuvrent dans un souci d’écoute des citoyens et d’améliorations des services publics. Tous les domaines sont ainsi traversés par un enthousiasme indéniable de la population et en particulier des jeunes. Ceux-ci n’hésitant pas à donner de leur temps pour enseigner, quelque soit la discipline (arts, sciences, technique). Le peuple cubain n’oubliant jamais que la liberté s’acquiert avec la force des idées et la libération des potentialités humaines bien au-delà de la puissance économique et matérielle.

« Un peuple libre, une nation libérée » Après des siècles sous l’emprise de puissances étrangères, l’année 1959 à été le point de départ d’un processus de réelle libération du peuple cubain. Nous l’avons vu sur l’île celui-ci est nettement conscient du tournant indéniable amorcé depuis cette date, comme ont pu nous l’expliquer bon nombre d’individus ainsi que des représentants des diverses composantes de la société cubaine. Tout d’abord la libération de l’emprise américaine, mais également une lutte constante contre l’impérialisme et le néo colonialisme à Cuba et partout ailleurs dans le monde. Le développement du socialisme à Cuba met à mal également tous les anciens schémas de domination qu’ils soient sexuels, monétaires, raciaux ou culturels et par ce biais libère le peuple en même temps que la nation avec une véritable révolution des pensées. La clef de voute de cette œuvre trouve son illustration dans la mise en œuvre d’une véritable démocratie que nous avons pu étudier avec des députés et des syndicalistes : transparente, participative et représentative grâce à l’investissement d’une proportion très large de citoyens dans la sphère publique en dehors de l’emprise de l’argent ou d’une élite.

«La révolution se fait grâce à l'homme, mais l'homme doit forger jour après jour son esprit révolutionnaire. » Le Che

le 03/10/2009

Réalité de l'insertion sur le marché du travail

Le discours du président sur les jeunes était très attendu, et pour cause, ils subissent la crise de plein fouet !

L'intérim, qui est devenue aujourd'hui un des rares moyens pour permettre aux jeunes de se lancer sur le marché du travail, est en chute libre. Les entreprises qui licencient massivement ou qui gèlent le recrutement, refusent d’engager des jeunes diplômés sans expérience.

Pourtant nous sommes près de 500000 jeunes à être sortis du cursus scolaire avec un diplôme qui devrait nous permettre de trouver un emploi, mais la majorité d'entre nous est condamnée à aller de petits boulots en petits boulots pendant plusieurs années avant de trouver un emploi qui corresponde réellement à notre formation. Sans parler du nombre de jeunes à qui l'éducation nationale n'a pas permis d'avoir un enseignement de qualité et qui se retrouvent livrés à eux même sans aucuns diplômes.

Le discours du président n'a apporté aucune réponse. Rien sur l'insertion dans le monde professionnel pour les jeunes diplômés, la seule réponse aux jeunes en échec scolaire est le contrat d'apprentissage, qui même s’ il est un moyen sûr d'obtenir une formation, nous contraint à subir l'exploitation de plus en plus tôt ( heures supplémentaires rarement payées, tâches ingrates que le patron ne peut décemment pas donner à ses autres salariés,... )... Nous aurons quand même le droit au RSA... Si nous ne faisons pas partie de la faible minorité qui arrive à travailler deux ans sur trois...

Malgré l'absence totale de vraies mesures dans son discours, Sarko nous a rappelé qu'il devrait y avoir réciprocité entre l'Etat et le jeune et que ce dernier avait des devoirs envers la république. On se demande ce qu'une jeunesse stigmatisée, condamnée à la précarité et à l'exploitation peut bien devoir au gouvernement. Face à ce dédain nous devons mener une grande campagne sur l'emploi, la formation et l'insertion professionnelle des jeunes, il n'est pas acceptable qu'un pays comme la France condamne sa jeunesse à ne pas avoir d'avenir.

Benjamin (jeune travailleur)

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