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Tract anti-répression

Livret explicatif sur la politique de la droite dans les lycées

4 pages général

360 milliards pour les banques... Et combien pour notre Education ?!

p'tit rouge n°6 (Mai- Juin)

Prenons le relais !! (Tract lycéen)

Tract lycéen : Refusons le Lycée des inégalités !!

Suppressions de postes dans les lycées

P'tit rouge n°5, Janvier - Février 2008

élections locales 2008 : Battre la droite et gagner de nouveaux droits !!
15 Juillet 2009, 100 jeunes communistes s’envolent direction La Havane. Cette date sonne le début d’un voyage de solidarité de deux semaines à la découverte de Cuba à travers ses aspects politiques, culturelles et sociaux. Ce séjour fût jalonné de nombreuses rencontres et découvertes. Notre délégation eût la chance en effet, de débattre avec différentes organisations, citoyens et élus.
Cet ensemble d’expériences, de débats, et de réflexions à été l’occasion pour les jeunes communistes de voir se déployer devant eux un panorama complet de la société cubaine dans toute sa force et sa complexité. Avec d’autant plus d’impact qu’en cette année anniversaire des 50 ans de la Révolution Cubaine se pose devant nous, en Europe et partout dans le monde l’échec cinglant du capitalisme.
Mais aller là bas c’était avant tout voir que la construction d’une société rompant avec les logiques capitalistes ne relevait pas simplement de l’utopie. Par ailleurs nous avons eu la chance également de décliner notre soutien en une action solidaire forte et tangible. Durant 5 jours, grâce à l’hébergement dans un camp notre groupe à pu travailler volontairement dans les champs de l’île. C’est donc mélancolique mais chargée d’espoir et de souvenir que le 29 Juillet la délégation des 100 rentra en France. Désormais de retour, notre principal devoir est de faire connaître la réalité cubaine, être solidaire et démontrer notre attachement à la révolution et à toutes les avancées qu’elle a permit et enfin dénoncer inlassablement les injustices infligées impunément par les Etats-Unis notamment l’infâme blocus qui dure désormais depuis 1962.
Robin
« La petite carte en plastique que l’Etat m’a donné, ben ouais, je l’ai bien mérité… » la chanson de Clarika reste dans la tête, comme un tube de l’été qui tournerait en boucle sur toutes les radios.
Après la polémique qu’a entrainé le film Welcome de Philippe Lioret, on pourrait s’énerver de voir le combat des sans-papiers devenir le nouveau sujet à la mode pour artiste engagé. Sauf que… ben non. Parce qu’on ne dénoncera jamais assez les rafles, les familles séparées de force, les conditions d’enfermement en centre de rétention, le déni de la souffrance de ceux que la misère a poussé sur le chemin de l’exil.
Car ce sont bien souvent les inégalités sociales, présentes en Europe mais exacerbées dans les pays du Sud qui poussent ces personnes à tout quitter et à fuir dans l’espoir de trouver une vie décente, un semblant de dignité. Et c’est cette dignité, à laquelle a droit n’importe quel être humain, qui leur est refusée. Car en se focalisant sur des chiffres (quotas à atteindre, nombre d’expulsions effectuées, nombre de personnes à appréhender), le gouvernement ne fait que déshumaniser des hommes, des femmes et des enfants qui pourtant ont une voix, un visage, une histoire. Des individus qui ne peuvent se résumer à la dichotomie victimes de la précarité / fraudeurs-profiteurs.
Des individus à part entière, porteurs de richesse au même titre que chacun d’entre nous. Le monde globalisé dans lequel nous vivons est en construction perpétuelle, et c’est à nous tous de le bâtir. Nous tous, c'est-à-dire « nous » et « eux », car nous avons tous une voix à faire entendre. Un concert de soutien aux sans-papiers est organisé salle de la Carrière à St Herblain le 12 juin à 20H. D’autres artistes, d’autres voix pour s’élever contre une politique du chiffre et du déni, pour une lutte pour le droit à la dignité de tous.
Nous voulons tous une mobilisation de chacun certes, mais pour cela, il faut que l’on s’en donne les moyens. Soyons tous solidaires les uns envers les autres, écoutons-nous.
C’est ensemble que l’on apportera les réponses à nos questions. C’est ensemble que nous serons les plus aptes à défendre nos droits, pour enfin apporter des changements à ce gouvernement. Notre gouvernement qui est en constante chute nous oblige à fermer les yeux sur certains faits tels que cette hiérarchie qui nous divise tant. Dès notre plus jeune âge on nous parle des devises de la France : Liberté, égalité, fraternité. Ces mots me paraissent galvaudés dans la vie quotidienne. Parlons de la liberté, oui nous sommes libres.
Nous sommes libres de pratiquer une religion, libres dans nos consommations... Mais posons-nous la question, sommes nous vraiment aussi libres qu’on le pense ? On nous force à nous culpabiliser. On nous remplis la tête par divers processus, comme par exemples : les pubs, qui, indirectement nous amènent à consommer. Je nous qualifierais de moutons qui attendent sagement leurs tours pour aller à l’abattoir. Parlons de l’égalité. L’égalité est un très grand mot, facile à comprendre mais tellement difficile à appliquer. Devant la réalité du quotidien, la puissance et la richesse ont souvent tendance à être privilégiés. Ceci est bien connu riche ou pauvre, nos droits diffèrent.
Parlons également de la redistribution des richesses. N’est-ce pas utopique de penser que cette dernière puisse être mise en place, dans la mesure où le naturel égoïsme de l’homme prime. Je finirais en traitant ce dernier point qui n’est autre que la fraternité. La fraternité est très importante, elle est le lien qui nous unis tous. Soutenons-nous ! Je nous souhaite de respecter ce grand mot qu’est la fraternité. Camarades, un long et dur combat nous attend.
Marine
Le gouvernement veut nous faire accepter que nous allons vivre de moins en moins bien. Il nous dit que la crise est là, mais que le pire est à venir.
Les derniers chiffres du chômage montrent qu’il y a 90 000 chômeurs en plus au mois de janvier et 300 000 de plus en 2008 qu’en 2007. Et encore une fois les jeunes sont premières victimes du chômage. Pendant ce temps là, Nicolas Sarkozy et ses laquais continuent les réformes antisociales.
En refusant d’augmenter les salaires et en prêtant de l’argent aux banques et entreprises automobiles la politique du gouvernement est claire : ils donnent toujours plus aux riches et toujours moins aux plus pauvres, alors quela crise accentue les inégalités. L’exemple des Antilles et du mouvement etudiant doit nous inspirer La lutte des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion nous montre la voie. Avec une mobilisation importante des salariés et des jeunes Antillais, ils sont en train de faire plier ce gouvernement qui refusait toute augmentation de salaire. Le gouvernement a même tenté de faire monter la haine raciste pour tenter de casser le mouvement. Mais les Antillais ont tenu bon et sont en train d’obtenir gain de cause. D’ailleurs, la plus grande peur de ce gouvernement est que ce conflit s’étende à la métropole et qu’il soit contraint d’augmenter les salaires pour tous.
Concernant les universités, Valérie Pécresse se voit aujourd’hui obligée de reculer sur quelques unes de ses annonces. Bien sûr cela n’est pas suffisant, tant que la LRU ne sera pas abrogée le mouvement étudiant continuera sa lutte. D’autres logiques sont possibles en Europe, la plupart des politiques menées en France aujourd’hui découlent directement de directives européennes. Les gouvernements européens négocient ensemble des directives de déréglementation, et une fois de retour dans leurs pays, ils jurent la main sur le cœur qu’ils n’y sont pour rien, que c’est la faute de l’Europe. Mais quand ça ne tourne pas rond, et que les peuples refusent à travers des élections cette conduite, les gouvernements passent outre leurs décisions. C’est ce qui s’est passé en France : le peuple a refusé le traité européen en 2005 et Sarkozy l’a fait voter en 2007. C’est ce que tente de faire le gouvernement irlandais en voulant refaire voter les Irlandais car ils ont dit NON à l’Europe libérale. Cette comédie ne fait plus rire personne.
Il y en a assez que les technocrates européens veuillent imposer à tout prix leur Europe ultra capitaliste.
A l'heure où la France est frappée par la crise et ses conséquences le gouvernement amplifie ses réformes antisociales, empreintes de l'ultralibéralisme source de la faillite actuelle du système.
Les coups portés par la droite se dirigent vers l'ensemble du service public et notamment celui de l'enseignement supérieur. En effet, plusieurs réformes attendent les universités, les IUT et les IUFM avec à chaque fois comme logique commune un désengagement de l'Etat, des réductions de postes et la mise en place d'une concurrence généralisée.
Après la LRU, loi relative à l'autonomie des universités, qui soumet les facs aux intérêts privés en même temps qu'elle accroît le pouvoir des présidents d'université, le gouvernement continue et amplifie l'offensive. Avec notamment la suppression de 900 postes dans l'enseignement supérieur, la remise en cause du statut d'enseignant-chercheur, la suppression des IUFM ainsi que la remise en question de la pérennité des budgets des IUT. Face à la politique du gouvernement les étudiants ne restent pas abattus et inactifs, la résistance à cette politique s'organise partout en France, des AG ont lieu dans de nombreuses facultés et notamment à Nantes où le mercredi 4 février 1500 étudiants se sont réunis avec comme mot d'ordre l'action et la détermination. Le blocage de la fac ainsi qu'une plate forme de revendication furent adoptés. Plusieurs rencontres sont également prévues entre enseignants, étudiants et élus.
La mobilisation ne fait donc que commencer pour voir émerger un véritable système d'enseignement populaire !
Robin
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