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Tract anti-répression

Livret explicatif sur la politique de la droite dans les lycées

4 pages général

360 milliards pour les banques... Et combien pour notre Education ?!

p'tit rouge n°6 (Mai- Juin)

Prenons le relais !! (Tract lycéen)

Tract lycéen : Refusons le Lycée des inégalités !!

Suppressions de postes dans les lycées

P'tit rouge n°5, Janvier - Février 2008

élections locales 2008 : Battre la droite et gagner de nouveaux droits !!
Récemment, suite aux différents propos tenus par Nicolas Sarkozy notamment en Arabie Saoudite ou lors de son discours de Latran en Décembre 2007, il en ressort un sentiment d’incertitude, voire de danger quant à la protection du principe de laïcité. En déclarant que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie » ou encore que « la vie spirituelle constitue généralement le support des engagements humains et philosophiques que la République ne peut pas offrir, elle qui ignore le bien ou le mal » , il est clair que le Président de la République française veut redonner une place importante à la religion dans la société, contredisant les tenants d'une morale républicaine. La création en Juillet 2007, de la Maison de la Conférence des évêques de France, la prise en compte par le Conseil économique et social des grands courants spirituels, l’initiative présidentielle de la création du Conseil Français du culte musulman en 2003 …, sont autant d’exemple qui montre que l’Etat semble s’insérer assez largement dans le fait religieux et en vient même à remettre en cause la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Il reste qu’aujourd’hui, le sens donné à la laïcité peut être compris différemment par l’opinion publique. Certains voient en ce principe le gage d’un Etat délié de la Religion et n’entrevoyant aucun contact avec elle, tandis que d’autres envisagent une simple tolérance entre les deux « sphères ». Quoi qu’il en soit, la France est une République laïque dans sa Constitution et il faudra rappeler à notre Président que la loi de 1905 malgré son ancienneté est une marque significative de la République Française.
Grégoire
En France il y a 3 millions de mal logés. Un français sur deux a peur de perdre son logement. C’est bien là le symptôme d’une crise grave, d’un avenir plus qu’imprévisible.
Le logement représente 11% du budget pour les classes les plus riches tandis que 25% du budget des classes populaires sont consacrés à l’habitat. Les loyers chers, la spéculation immobilière, le pouvoir d’achat en forte baisse, la précarité, le chômage vont encore causer cette année l’expulsion de 100 000 familles. Parmi les principales victimes de cette crise du logement : les jeunes. La forte augmentation du nombre d’étudiants, l’exigence d’une mobilité de plus en plus grande entrainent des besoins croissants. Cerise sur le gâteau, sainte Christine Boutin est ministre du logement. A l’entendre, « pour aller au paradis il faut souffrir !». A moins que la bible ne serve de toit, on ne trouve pas dans ses plans la construction massive de logements sociaux, de cités étudiantes, l’augmentation des APL ou une intervention sur les prix exorbitants du mètre carré. D’ailleurs plus le logement est petit, plus le mètre carré est cher. Quand la bourgeoisie est aux affaires: plus on est riche moins on paye !
Les travailleurs et étudiants campeurs, voir squatteurs, ne peuvent s’attendre à démonter les tentes et à retirer les coussins des banquettes arrière des voitures tant que la politique nationale du logement sera entre les mains de ceux qui n’ont dans la tête que les réductions des dépenses sociales et les cours de la bourse. Ce n’est pas le cac 40 qui doit déterminer le prix à payer pour vivre au sec et au chaud ! Face à l’urgence, c’est avec détermination, avec l’intervention d’élus qui centre leurs actions autour des préoccupations populaires, que nous devons continuer à nous battre contre les expulsions, pour le gel des loyers, pour la construction massive d’habitats et pour que chacun puisse vivre dans un logement décent.
Alain
Le tribunal de Prague confirme la décision du ministère de l’intérieur d’interdire l’organisation des jeunes communistes tchèque (KSM).
Cela fait maintenant dix-huit mois que l’organisation de jeunes communistes tchèque KSM lutte pour son existence légale. En octobre 2006, le ministère de l’intérieur de République Tchèque avait décidé de considérer KSM comme une organisation illégale. Cette décision s’accompagnait d’une ordonnance du Conseil de l’Europe dirigée contre tout ce qui se rapporte au communisme en Europe. . Cette décision intervient à trois jours de la tenue du congrès de KSM et constitue donc une pression évidente sur les débats. Une organisation de jeunesse progressiste est donc formellement interdite dans un pays de l’Union Européenne.
Depuis novembre 2005, l’organisation de jeunes communistes de République Tchèque KSM était menacée d’interdiction par le gouvernement tchèque. Les raisons de cette demande d’interdiction invoquées par le Ministère de l’intérieur sont les suivantes : KSM est une association de jeunes. Elle est accusée d’agir comme un parti politique et seuls les partis politiques ont le droit de présenter des candidats aux élections tchèques selon la constitution. Certes KSM est une organisation politique de jeunes qui travaille au dépassement du capitalisme, mais elle n’a jamais présenté aucun candidat à une quelconque élection. Il est important de noter que les autres organisations politiques de jeunesse ne sont pas inquiétées par cette décision. De plus, le ministre de l’Intérieur tchèque reproche à KSM de mettre en libre accès sur son site Internet de la « propagande politique à connotation marxiste » et de violer la constitution en appelant à la socialisation des moyens de production. Cette demande d’interdiction n’était donc pas fondée sur le respect du droit constitutionnel, mais sur un profond désir de criminalisation d’une organisation communiste associé à la volonté des institutions européennes de persécuter les forces progressistes de manière générale, et particulièrement les communistes. Nous, jeunes et étudiants communistes, condamnons fermement cette interdiction et exprimons une fois encore notre solidarité avec les jeunes communistes Tchèques. Cette atteinte à la démocratie et à la liberté d’expression de la jeunesse est extrêmement préocupante. La démocratie et la liberté d’expression de la jeunesse doivent être respectés en République Tchèque, en Europe comme partout dans le monde.
Ce regain traduit chez les électeurs une volonté de voir grandir l’influence de la gauche dans notre pays dans ces gestions locales et de sanctionner la politique gouvernementale impulser par Nicolas Sarkozy. De nouvelles équipes municipales et départementales vont pouvoir mettre en œuvre des politiques sociales audacieuses pour les populations.
Mais ces premiers résultats traduisent également une recherche d’alternative à Gauche. Les scores des candidats communistes en sont la plus forte illustration. C’est le cas dans les villes à direction communiste où le parti socialiste a choisi la division. Il mesure, comme beaucoup de monde aujourd’hui, qu’il faudra continuer à compter avec les communistes. C’est un message à tout ceux qui voudraient faire tomber des barrières entre la gauche et une partie de la droite.
D’autre part, près de 9% des électeurs ont voté pour un candidat communiste dans leur canton soit presque qu’autant qu’en 2001 avec pourtant près de 400 candidats de moins. Cela place à nouveau le PCF comme la troisième force politique du pays. C’est une bonne nouvelle pour notre peuple et pour les jeunes qui souffrent chaque jour de plus en plus de la politique réactionnaire du gouvernement. Les victoires de la gauche seront autant de point d’appui pour les luttes et le gain de nouveaux droits pour changer la vie des jeunes.
Ces résultats devraient également sonner comme un rappel aux grands médias qui, comme à l’heure habitude et en dépit de la réalité, ont décidé un nouveau black-out sur le parti communiste. Ainsi TF1 a préféré inviter plusieurs socialistes et Olivier Besancenot pour parler d’un scrutin où la deuxième force a gauche est bel et bien le PCF.
Cependant rien n’est encore gagné. Le Mouvement Jeunes Communistes de France appelle tous les jeunes à se mobiliser au second tour pour faire gagner la gauche et mettre en échec les candidatures de soutien à Sarkozy, même déguisées.
ulysse
Nous sommes le 25 février 2008, ce jour est marqué par le fameux salon de l’agriculture. Notre bon Président souhaite, à l’aide de poignées viriles et chaleureuses, remonter sa cote de popularité malheureusement pour lui en baisse depuis quelques mois.
Son arrivée au salon ensoleille l’assemblée qui est alors marquée par son style triomphant, sa majestueuse démarche et par les dizaines de gorilles qui l’entourent. Il se met donc hardiment à la tâche. Les poignées s’enchaînent, on lui répond, on lui marque du respect, parfois même on lui sourit. Ca y est, la nostalgie de son début de mandat revient, il croit l’assemblée toute acquise à lui, les yeux emplis d’admiration. C’est alors qu’un agriculteur refusant son contact, s’adresse à lui, d’un ton provocant : « Ne me touches pas, je ne veux pas être salit » (avec un français parfait).
Tout bascule pour notre Président. Que répondre ? On ne peut l’arrêter, cet homme est en situation régulière. Cette situation lui rappelle, soudain, celle des marins pêcheurs quelques semaines auparavant. Là encore, pas de fuite possible, la joute littéraire est inévitable et seule une bonne répartie est possible. Notre victime, blessée dans son orgueil, ne sait quoi dire. Il doit répondre, oui mais quoi ? Alors d’une voix tremblante et hésitante il lance cette phrase, digne des plus grands littéraires français : «Bah alors, casse-toi pauvre con !! ». Cette réplique d’une culture sans pareille démontre encore et encore le respect que ressent ce chef d’Etat envers les classes laborieuses. En bon représentants d’une classe patronale arrogante, le président et ses hommes mettent en place une politique non pour le monde du travail mais contre lui. Leurs réformes nous le montrent à chaque instant. Et cette phrase d’une grossièreté intolérable pour un chef d’Etat ne peut que nous confirmer comment ils nous considèrent. Il est donc impératif de leur répondre. Il est tant de leur dire à eux aussi : « Cassez-vous !!! ».
Paul
Un an après la victoire de Sarkozy, les élections municipales et cantonales doivent lui envoyer un message clair : les jeunes et la majorité de la population contestent sa politique et celle de la droite. Des politiques qui se déclinent au plan local : discrimination social, clientélisme, destruction des services publics… Aussi battre partout la droite peut leur mettre un coup d’arrêt. Pour construire des politiques solidaires et gagner des nouveaux droits qui changent la vie des jeunes et de l’ensemble de la population. Le Parti Communiste Français fait pour cela aussi confiance aux jeunes, ce qui se traduit par les candidatures de
Alors qu’il se disait le candidat du pouvoir d’achat des Français, la vie est de plus en plus dure pour la quasi-totalité de la population. Lors de ces élections municipales et cantonales, il est possible de sanctionner cette politique en battant l’ensemble des relais locaux de Sarkozy. Car derrière les grandes lois régressives de la droite existent dans de nombreuses villes et départements des politiques menées par la droite et ses amis du centre, et ayant le même fond. Absence de constructions de logements sociaux, politique sécuritaire, privatisation de services publics ou parfois leur disparition, sont le lot de nombreuses villes et départements. Mettre fin à ces politiques de casse sociale est un enjeu pour nos vies.
Les listes de rassemblement auxquelles participent les communistes, nos candidats aux cantonales sont porteurs des exigences de solidarité, de luttes contre les inégalités, de démocratie locale qui existent dans la population. Les jeunes ne sont pas épargnés par les dégâts de la politique de Sarkozy: autonomie des universités, réformes des bacs pros, centres éducatifs fermés, etc. Chacune de ces réformes est une barrière de plus dans la possibilité pour tous de réussir sa vie. Ces barrières se concrétisent dans les difficultés quotidiennes que vivent des millions de jeunes ; difficultés à réussir sa formation, à trouver un emploi, un logement, à aller chez le médecin, à participer à la vie locale. Casser ses barrières est fondamental pour changer nos vies. Être autonome, pouvoir construire sa vie, faire des projets d’avenir, doit être un droit !
Les jeunes communistes veulent sortir de la loi du marché tous les droits fondamentaux : la santé, l’éducation, le logement les transports, la culture... La gratuité est une solution pour certains d’entre eux. En effet, la gratuité permet de sortir des échanges marchands et de financer ces droits par la solidarité nationale : de chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins. Dans cette démarche, les services publics, avec intervention citoyenne, peuvent permettre de casser la loi du marché, en fournissant des biens nécessaires à tous.. Les collectivités territoriales peuvent être des points d’appuis pour gagner la mise en place d’un certain nombre de droits. Les jeunes doivent se saisir des nombreux espaces locaux démocratiques pour faire entendre leurs exigences.
Les candidats communistes s’engagent à porter partout des propositions pour mettre en place de nouveaux droits pour les jeunes. Des droits qui changent nos vies tout de suite. La participation des jeunes est indispensable pour leur mise en place
ulysse
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