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Tract anti-répression

Livret explicatif sur la politique de la droite dans les lycées

4 pages général

360 milliards pour les banques... Et combien pour notre Education ?!

p'tit rouge n°6 (Mai- Juin)

Prenons le relais !! (Tract lycéen)

Tract lycéen : Refusons le Lycée des inégalités !!

Suppressions de postes dans les lycées

P'tit rouge n°5, Janvier - Février 2008

élections locales 2008 : Battre la droite et gagner de nouveaux droits !!
On aura connu des étés plus ensoleillés. La droite accélère, profite des vacances pour convoquer des sessions extraordinaires du parlement, vote des lois censées redonner des couleurs à l’économie française. Restriction du droit de grève, concurrence entre les universités, baisse des impôts pour ceux qui ont les moyens d’en payer et qui préfèrent profiter des paradis fiscaux. Après les élections législatives ont aurait pu croire au retour des 30 glorieuses, aux lendemains qui chantent. Les premiers indices socio-économiques montrent plutôt des lendemains pluvieux, venteux et froids. Après les promesses du décollage de la croissance économique, c’est l’OCDE qui annonce un taux de croissance de 1,8%. Ca va plaisir aux verts et à notre pseudo paysan du Larzac adeptes de la décroissance. Peut-être que le gouvernement ou l’Elysée vont confier d’autres missions pour Noel. Dans tous les cas les premières mesures commencent à faire leurs effets ravageurs. Les exportations diminuent, les importations augmentent. Faute de politique industrielle, de lutte contre les délocalisations boursières, les ménages français vont devoir encore une fois payer l’adition. Plus que jamais, il faut revaloriser fortement les salaires pour relancer la consommation interne, interdire aux entreprises qui font des bénéfices de quitter le pays et exploiter des salariés mal payés et sans protection sociale.
« Si les gens sont pauvres, c’est qu’ils ne font pas d’efforts, ils ne faut pas les aider, ça les incite à vivre dans l’assistanat » … Voilà le discours que, du moins l’espère-t-on ainsi, à force d’être répété, nous allons finir par croire. Je fais partie d’une association de volontaires d’un bidonville de Lima, où j’étais encore cet été. Ventanilla (le lieu s’appelle ainsi) est dirigé par un sombre parti de droite. Loin de moi l’idée de le critiquer, d’ailleurs, depuis qu’il est là, il y a là-bas beaucoup plus d’arbres de plantés. Mais quand même, je me pose des questions.
Je ne suis pas gênée par les panneaux de la villes, repeints aux couleurs du parti, ni par ces magnifiques peintures aux murs « voisins et autorités ensemble pour ta sécurité » avec le dessin d’un homme aux lourdes bottes et uniforme noirs, une matraque d’une main, la laisse d’un énorme chien d’attaque de l’autre, encore moins par le fait que tous les marchands ambulants doivent avoir leurs carrioles avec les slogans du parti et le nom du maire (qui n’habite d’ailleurs même pas Ventanilla). Enfin, ça me dérange peut-être quand même un peu …
Que fait donc ce parti pour la ville ? De grandes réformes : l’insécurité, ça sera bientôt fini ! (tiens, ça me rappelle quelqu’un …). En effet, ils ont fait de grandes dépenses : caméras de surveillances, achat de voitures et de motos pour la police … Oui mais … il n’y a pas de chauffeurs ! Il n’y a pas de budget essence ! Alors les véhicules restent là, à attendre. Pendant ce temps-là, des jeunes essaient d’améliorer un peu le quotidien des habitants de leur ville, plus particulièrement des enfants en direction desquels ils font de nombreuses actions. Ils organisent leur premier chantier international de jeunes. La ville s’était engagée par lettre à apporter tout le soutien nécessaire et même plus depuis des mois. Puis, à quelques jours de l’ouverture du chantier, elle a décidé que non, elle ne fournirait aucune aide. Et puis que si ils veulent du bois pour construire des jeux pour enfants, ils devraient organiser un évènement qui leur permettrait de récolter de l’argent, dans deux semaines par exemple, parce que ça ne s’organise pas à la va-vite. Après, la mairie fournira le reste, en septembre. C’est-à-dire quand tous les participants étrangers seront retournés chez eux. « Parce que le maire n’aime pas donner tout aux gens, ils veut qu’ils se prennent en mains ». Il me semble que donner du bois pour que les jeunes construisent eux-même des balançoires, ce n’est pas « donner tout », mais je me trompe peut-être…
Quand même je me pose des questions … J’en serais presque à me demander si l’assistanat, ça ne serait pas une façon de reporter sur les gens l’incapacité d’une autorité à diriger une ville ou un pays et à améliorer la vie des gens. Je vois d’un coté des gens qui, malgré des conditions très dures, trouvent le moyen de se dévouer pour les autres, après un travail de 70h par semaine, et de l’autre, des autorités, qui sont sans doute très fortes pour se mettre en valeur, mais qui sont incapables, corrompues, dont les employés répondent qu’ils sont très occupés, et qu’on voit 5 minutes plus tard en train de jouer au foot. Mais je ne sais pas. Je dois me tromper sans doute. Oui, ça doit être ça …
15 jeunes communistes Français (nous étions deux de Loire-Atlantique) partent dans un joyeux périple qui fait office de voyage de solidarité : un voyage politique qui se transforme en véritable apprentissage de la vie européenne qui semble plus que critique.
Tout d'abord, posons le décor : arrivée tumultueuse, il faut le dire … N'allez pas croire qu'on ne peut pas faire pire que la SNCF en matière de retard de train, les transports italiens battent des records, nous avons attendu 4h à la gare de Naples. Bref, nous sommes arrivés au camping de nuit, avec le montage de tente et tout ce qui s'en suit ! Le lendemain, découverte de ce qui nous attend (nous sommes arrivés un jour avant les autres) : au bord du camping, l'eau à perte de vue, et tout autour de nous des montagnes. Voilà l'ambiance du séjour. Tout autour de nous s'est constitué un véritable camp européen puisque nous vivions aux côtés d'un Grec, trois Autrichiens, cinq Allemands (trois venant de l'ouest et deux de l'est) et enfin ... cent-cinquante Italiens !
Ceci étant dit nous n'avons pas fait que nous prélasser au soleil car nous avons surtout assisté aux débats, très intéressants (pour ceux qui arrivaient à comprendre l'italien car tout n'était pas toujours traduit). Les thèmes des débats étaient variés : de la mafia italienne au fordisme en passant par la crise des banlieues.
En ce qui concerne le bilan de la politique européenne, force est de constater que la France peut se sentir soulagée de voir que ses voisins européens pataugent également dans la lutte pour conserver (ou concquérir) les droits sociaux : partout s'accumulent privatisations et précarisations. En Allemangne la loi sur l'Université s'impose sur la majeure partie du territoire malgré les manifestations qui ont lieu (plus importantes à l'est qu'à l'ouest). La gauche italienne ne fait pas de miracle et suit la politique européenne mise en place. La Grèce, qui se voit imposer de plus en plus de privatisations dans le domaine de l'électricité, nous apporte cependant une lueur d'espoir : elle a réussi à conserver le caractère publique de ses universités. En prenant exemple sur notre combat contre le CPE la mobilisation grecque a fait reculer la loi qui voulait privatiser l'enseignement public, et aucune université n'est privée.
Aujourd'hui une des solutions qui semblent nécessaires à notre victoire est d'agrandir notre champ de bataille en s'unissant. Partout en Europe les combats s'enchainent : manifestation de soutien à la première union de gauche qui se présentait aux élections en Grèce en septembre, grande manifestation le 20 octobre à Rome, etc.
Rester avec chauvinisme chacun de son côté n'est plus d'aucune utilité : le problème dépasse aujourd'hui le niveau national, c'est une lutte européenne qu'il faut mener en misant sur une politique d'union et non de replis !
En 2006, la jeunesse refusait le CPE, par millions nous refusions la précarité du travail infligée à ceux qui sortaient de la scolarité pour chercher du boulot. Aujourd’hui il se prépare « un contrat unique » dont les contours restent flous. Il s’agirait d’un CNE pour tous, un contrat de travail précaire avec des droits qui augmenteraient au long des années. Comme si il existait différentes sortes de salariés, les jeunes salariés sans droits et les plus anciens concurrencés dans leur travail par des jeunes moins chers, plus exploitables. Le medef se frotte les mains ! Il a trouvé en l’UMP l’allié parfait qu’il pourra téléguider selon les cours de la bourse. D’ailleurs lors de sa dernière université d’été, le medef a reçu le soutien inébranlable de notre cher président. Le président de tous les français a choisi son camp.
Pour en finir avec la précarité, pour une vraie politique du plein emploi stable et sécurisé, nous proposons que le CDI soit la norme des contrats de travail. Nous proposons la création d’une sécurité de l’emploi et de la formation pour tous, un système qui permet de passer d’un emploi à un autre sans passer par la case chômage. Un système révolutionnaire qui accorde à chacun le droit à la formation durant toute la vie pour changer de profession ou améliorer son emploi sans baisse de revenus. Il parait que le communisme c’est le passé, que la lutte des classes c’est ringard, mais à la bourse de paris et dans toutes les bourses du monde, de la lutte des classes, les capitalistes en font tous les jours.
On pourrait croire que ce sont les recommandations d’un grand père meurtri par une jeunesse difficile. Une jeunesse forcée à travailler 12 heures par jour pour un salaire de misère parce qu’à l’époque aussi il fallait travailler beaucoup pour gagner plus. Et bien non ! Ce sont les idées politiques et les recommandations de notre président, l’homme nouveau de la rupture avec le passé.
Le sens du progrès technologique est d’améliorer les conditions de vie des peuples, de permettre la diminution du temps de travail, l’augmentation des salaires, la poursuite du progrès social. Or, il n’y a pas de progrès social sans solidarité entre tous, sans cotisations pour payer les retraites et financer la sécu, sans du travail pour tous, sans augmentations de salaires et surtout du SMIC. C’est pourtant bien le choix du gouvernement et de son chef, son idole : Sarkozy. En défiscalisant, en baissant les impôts pour les plus riches, en augmentant la TVA, la droite entend bien repousser toujours plus l’age de la retraite, bientôt le seul moment de repos à la fin de sa vie de travail sera la tombe ; le seul moyen de se faire soigner sera l’assurance maladie privé côtée en bourse et soumise à la très dur loi du capitalisme et des actionnaires. Quel grand retour en arrière ! Du travail, il en faut, mais pour tout le monde ! Si tout le monde avait un emploi sécurisé correctement rémunéré, un contrat de travail stable, si le capital était autant taxé que le travail, si chacun cotisait selon ses moyens et recevait selon ses besoins, nous serions une société juste. C’est un des combats des jeunes communiste
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